J’essaie parfois de comprendre mes attitudes, quelles soient passées ou présentes. Il faut dire que j’ai passé des décennies à « vivre l’instant » ; au point où l’opportunité et la spontanéité, l’improvisation, étaient, et sont, de mise.
Toutefois cette attitude n’est jamais une situation d’avenir. Pourquoi ? Parce qu’à la longue, l’organisme met en place un processus comportemental « rapide », « facile » qui ne fait pas appel à beaucoup de ressources énergétiques et mentales. Du coup on restreint notre efficacité, notre progression mentale.
J’affirme ceci sur le principe de la pratique de la voile : quand j’étudiais la navigation, on parlait alors « … d’être devant le dériveur, dans le dériveur, ou derrière le dériveur. » (Anticiper : être devant, agir : être dans, ou réagir : être derrière). Ceci n’engage que moi, bien entendu. Quand on agit on a déjà un temps de retard sur la situation ; quand on réagit on a deux temps de retard sur la situation. Il est évident que plus on recule, plus on s’handicape dans la réponse adéquate.
Qu’en est-il de l’auto-dérision que j’affiche souvent ? Elle intervient « dans » l’instant. Cette auto-dérision est un résidu qui vient de « l’arrière » de l’instant : la timidité. Incapable de me mettre en avant, mon organisme a choisi de rester « en arrière ». Par exemple, marcher avec une autre personne m’incite à marcher derrière elle. Quelle que soit la personne. C’est aussi une manière de me cacher d’elle et, indirectement, de la garder en visuel…
L’auto-dérision est parfois utilisée en avant de la situation. Lorsque j’ai changé de région et d’employeur pendant ma vie active, les « nouveaux » écopaient de surnoms choisis par les « anciens ». Sur ce coup là, l’auto-dérision m’a permis de choisir mon propre surnom plutôt qu’une tierce personne en choisisse un plus dévalorisant… J’ai en annoncé un (qui ne m’incommodait absolument pas) qui a séduit tout le groupe. Pendant des décennies, je fus « deux neurones ».
Comme quoi, même un défaut peut être remanié de façon efficace pour réduire les effets négatifs de ce dernier. C’est un peu de la tactique comportementale...

Accepter ses failles, être honnête et sincère avec soi-même, n’est pas à la portée de tous.
RépondreSupprimerMême votre sourire grimaçant est beau. Je vous admire encore.
Bon dimanche. Carla
Dame Carla.
SupprimerVoilà une réflexion cureiuse. Je pensais que tout venait de soi. Pour aimer les autres, il faut s'aimer soi-même. Pour être honnête envers les autres, il faut être honnête envers soi-même...
Non ?
Alors être sincère et honnête devrait être à la portée de tous !
Quand je voyais, quand je vois, un objectif tourné dans ma direction, vous pouvez être sûre que je fais me dissimuler derrière une grimace ou une attitude vraiment pas sérieuse...
Bonne fin de journée à vous.