samedi 6 juin 2026

Offrande au silence

 

Du bout de mes doigts

Je suis tes courbes et tes lignes

J'adore quand tu es toi.


Au travers du tissu, je te devine,

Mes lèvres posées sur toi

Et tu trembles d'excitation, fragile.


Ma bouche frôle tes seins en émoi

Survolant les pointes comme une brise

Descendant beaucoup plus bas.


Corps contre corps se dessine une idylle

Un abandon au fond de soi.

Sentir la chaleur de ta peau m’enivre.


Mes lèvres suivent de près mes doigts

Les vêtements, sur ta peau, glissent

Ici s'arrête les raisons et les lois.


Tu gémis et ouvres amplement tes cuisses

De ton intimité je me rassasie, je bois ;

Mes doigts parcourant le velours de ta peau lisse.


Il n'y a plus que toi et moi...

 

10 commentaires:

  1. C'est beau de se rappeler ses sens, cela engendre une magnifique poésie de l'âme que l'on peut retranscrire en mots, ton texte est très intense et beau. Fut un temps où j'écrivais ce genre de textes quasi journalièrement. Cette fontaine s'est complètement tarie ;) Beau week end Jiru

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    1. Avalon. Ce texte est une parfaite dissonance, car sa lecture doit se faire sur deux niveaux. J'ai parié avec moi-même (comme ça je gagne et perds à tous les coups) que celles et ceux qui pourraient me lire vont s'égarer... Bon week-end sous le soleil, Avalon.

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  2. Désolée, je ne vois pas la dissonance ni l'autre niveau si ce n'est un titre qui peut laisser songer cela. Mais désolée, le rapport n'est pas évident. Peut être suis-je bête.

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  3. Avalon, tu es loin d'être bête, tu en es à mille lieux. Comme je suis l'auteur de cette narration "érotique" aux premiers abords, je vais te donner la 2e lecture :
    L'acteur de cette scène refuse l’amour. Il instrumentalise le désir en maintenant l’autre dans la dépendance. Il se sert de la sensualité comme d'un bouclier infranchissable. Il vit dans un silence intérieur qu’il ne veut pas briser ; préférant la possession à la réciprocité. Il choisit enfin la solitude plutôt que la vulnérabilité... Tout cela est à dix pieds sous la surface, et celles et ceux qui n'aiment pas les profondeurs en sont satisfaits.
    C'est là que ce trouve la dissonance. Extérieurement cela est "intense", "admirable" ; mais intérieurement, ce n'est qu'une boucle traumatique qui gonfle et éclate à la surface...

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    1. Je pense avoir lu en diagonale et je n'ai pas voulu comprendre sciemment car j'ai vécu une relation similaire et beaucoup écrit de cette façon. C'était pour lui que j'avais ouvert mes premiers blogs il y a 20 ans, je n'écrivais que pour lui. Et notre relation charnelle ressemblait à ce que tu décris. Mais il ne faisait que posséder aussi. Et puis un jour, il ne m'a plus appelée. J'ai écrit ce commentaire dans un souffle, je n'y reviendrais plus, je n'ai plus envie d'en parler, j'ai épuisé le sujet au delà de la raison.

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    2. Avalon. Contrairement à toi, j'ai écrit ce "truc" sans l'adresser à qui que ce soit. J'essayais simplement au travers de l'écrit de comprendre ce que je suis, et pourquoi je le suis. Je n'ai aucune idée de ce qu'est "être lié" à quelqu'un ; parce que pour moi le lien entrave, il ne libère personne. L'amour, la complicité, la fusion ? Tous ces mots m'horripilent et saturent mes sens en alerte.
      Je suis navré si des blessures se sont ré-ouvertes ; mon blog est un exutoire...
      Bon week-end à toi, pour ce qu'il en reste.

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  4. Je me suis volontairement et délicieusement égarée dans l’intense et l’admirable et ai oublié la dissonance. Un bien joli texte. Merci.

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    1. Anonyme. Merci du passage et du commentaire. Comme quoi, même le côté obscur peut avoir une certaine luminosité... comme la lumière peut avoir une certaine obscurité.

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  5. C’est ce que j’appelle un clair-obscur. Et je me prénomme Carla.
    Belle soirée.

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    1. Belle soirée à vous aussi, Carla et ne négligez pas de lire "l'en-tête" de Dissonance...

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Offrande au silence

  Du bout de mes doigts Je suis tes courbes et tes lignes J'adore quand tu es toi. Au travers du tissu, je te devine, Mes lèvres...