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Quand les prolétaires
Se croient en bas de l’échelle
Ils voient les clochards.
La dissonance, c'est ce décalage permanent entre le récit officiel — celui des institutions, des critiques unanimes ou des morales de salon — et le vécu brut. Je n'ai rien à vous vendre, et je ne cherche pas votre empathie. Je consigne. Si mes mots résonnent avec vos propres silences ou vos propres doutes, tant mieux. Si vous préférez la fuite ou la simulation de compréhension, la porte est restée ouverte derrière vous.
Oyez, oyez, braves demoiselles d’une époque oubliée. Arrêtez‑vous un instant à mon humble stand, et venez éclairer de votre sagesse ances...
Jadis aussi, on voyait de nombreux mendiants accompagnés de bébés ou de chats pour émouvoir les âmes sensibles. Dans mon pays, ceux-là ont disparu pourchassés par la maréchaussée.
RépondreSupprimerA qui tend la main
Offrir un bout de pain frais.
Echanger un mot.
Mme Chapeau. Ceux que j'ai cottoyé pendant de longs mois m'ont ouvert les yeux sur l'opportunisme et la nature de l'humain : dans la précarité il n'y a ni loi ni morale.
SupprimerJ'ai souvent vécu une sorte de solidarité avec les clochards. Lui, assis par terre, moi dans mon fauteuil roulant. On se comprenait un demi-maux
RépondreSupprimerAlainX. Le point commun et le rejet et l'indifférence pour les deux cas. Qui ne saurait mieux comprendre qu'avec ses tripes ?
SupprimerIl est toujours rassurant de voir plus bas que soi, mais cela empêche de voir ce qu'il y a en haut...
RépondreSupprimergballand. On touche là les positions de tranchée du pessimiste et de l'optimiste : "le verre à moitié plein, ou à moitié vide". Je pourrais répondre que : "vers le haut" est une affaire de chacun (le résultat est selon la voie qui est la nôtre) ; tandis que "voir le bas" est notre lot à tous (la déchéance physique et mentale). Cela n'engage que moi, bien sûr.
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