lundi 17 août 2026

Retour à la source

Ce post sera bref. Je suis entré dans la vie avec mutisme. J’ai parlé et marché tard. J’ai couru sans but. J’ai parlé sans rien dire. Puis j’ai écrit, sans ordre.

Depuis la fin de ma vie active, je m’observe. Tous ces mots, pour qui, pour quoi ? Je vois que je ne fais que remplir un vide qui ne se comble pas ; ce vide, c’est moi.

La vie forme parfois un cercle. On revient à son point de départ.

Mon ego vous remercie de votre attention. Il est temps pour moi de revenir au mutisme.

Ce blog disparaîtra dans une semaine... (ou pas, vu les commentaires.)

 

17 commentaires:

  1. Je suis profondément triste d’apprendre la disparition de votre blog. J’ai apprécié tous vos billets, et j’ai pour vous une amitié, certes virtuelle, mais sincère et forcément vraie.
    Ma soirée a un parfum de tristesse.
    Carla

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    1. Dame Carla.
      Je suis navré pour vous. La tristesse passera, et vous passerez à autre chose. J'ai usé jusqu'à la corde mes maux, mes mots... Ils ne révèlent que l'écho du vide, la solitude. C'est en l'acceptant finalement que je retournerai à la source.
      Prenez garde à ne pas prendre un chien errant d'affection ; il ne la comprendra pas. Prenez d'affection un être humain.

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  2. Des mots, toujours des mots, des mots incongrus, des mots bourrus, des mots tordus, des mots dodus, des mots encore des mots, puis un jour... le mot qui ouvre d'autres portes, peut-être !

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    1. gballand.
      Les humains me surprennent toujours dans leurs capacités au rêve, à l'espoir malgré leurs obscurités...
      Je suis las d'ouvrir les portes, las de chercher. C'est tout, et c'est rien.

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  3. Non la tristesse ne passera pas vraiment, elle s’estompera seulement, mais elle sera présente, comme reste toujours présent le souvenir des âmes disparues. Comme vous le savez, je suis une vieille dame, et je vis ma vie avec mes souvenirs, les beaux comme les moins beaux.
    Je vous souhaite le meilleur, vraiment.
    Carla

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    1. Dame Carla.
      Je vous envie, vous et vos souvenirs. Les miens sont tellement confus que je doute de leur véracité. Merci de vos souhaits, peut-être devrais-je apprendre à temporiser avant d'être tranchant...
      Douce journée

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  4. Je n ai certainement pas mon mot a dire, mais je vais toutefois vous pondre quelques mots. Vous avez un talet d'écriture qui ne trompe personne, nous ne partageons parfois pas les memes idées mais c'est le propre de la vie sinon elle serait insipide, des doutes sur soi nous en avons tous et souvent mais c'est, ce qui sert a nous dépasser, alors continuez d'écrire, continuez de vivre et surtout ne croyez pas que vous soyez vide a chaque billet que vous écrivez nous trouvons un homme cultivé, intelligent, intéressant et certainement plein d'humanité.
    Continuez d'écrire, continuez de vivre et nourrissez vous de nous, le blog sert aussi a ça , la vie vous aime alors aimez là.
    je ne suis qu une modeste lectrice mais je vous apprécie KATAKANA.

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    1. Katakana.
      Dans mes journées sans brouillard, je pourrais croire qu'il y a une coalition contre mon découragement. Le défi de se dépasser est tentant... mais épargnez-moi l'homme cultivé, intelligent... Cela m'indispose.
      Je vais étudier votre modeste commentaire, tout comme le reste des autres commentaires.
      Merci à vous.

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  5. Combler le vide, nous en sommes tous là, tout au moins essayer de le remplir le mieux possible... Bon vent Jiru et bon retour à la source !

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    1. Myrte.
      Serais-je devenu humain finalement, au point de douter comme vous autres ?...
      A méditer ; et merci de votre commentaire.

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  6. Même si écrire ici ne vous a pas aidé, merci pour tous vos textes et vos gentilles réponses.

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    1. Mme Chapeau.
      Normalement, la St. Gilles (Jiru) est le 01 septembre... Je ne sais pas si mes écrits m'aident, ils ne me sont pas destinés normalement... C'est juste que je me sens tellement vide, inutile...

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  7. C'est écrire ici et interagir avec nous qui aurait pu vous aider. Dame Katakama le dit très bien. Quant à Saint-Gilles, c'est aussi une commune bruxelloise, le saviez-vous?

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    1. Mme Chapeau. Je ne sais rien de la Belgique si ce n'est qu'on la nomme le "plat pays", ou que l'on y trouve les meilleures frites au monde ; alors St.Gilles en tant que commune bruxelloise, pourquoi pas ? Il y en a une aussi dans le département du Gard en Occitanie (anciennement appelée Languedoc-Roussillon)...
      :-)

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    2. Votre Saint-Gilles dans le Gard est menacée par un incendie. Ici, ce sont les Fagnes qui brûlent et c'est sur le plateau des Hautes-Fagnes qu'est situé le point culminent de notre plat pays. Cet endroit porte le joli nom de « Signal de Botrange » et culmine à 694 mètres d'altitude.

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  8. Je serais triste si tu pars. Mais probablement que c'est sans intérêt.
    Tu dis parfois que tu n'es pas humain, mais quand même, ça y ressemble énormément.
    Ton blog est l'un de ceux par qui j'apprend une singularité sur la condition du vivant ici-bas.
    « Combler le vide » évoque Myrte. Et si c'était cela l'une des raisons d'exister ? D'autant que l'on dit que la nature a horreur du vide.
    J'ai vu tout à l'heure à la télé durant quelques instants, la française qui est dans le vide spatial pour réparer un vaisseau qui fait des ronds autour de la terre. l'orgueil de croire pouvoir tout posséder y compris le firmament.
    Mieux vaut que l'humain chercher à être un peu plus humble. Voilà pourquoi tu pourrais tout à fait rester. Cela dit, fait comme bon te semblera…

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    1. AlainX.
      A croire que vous vous êtes fait passer le mot... Je suis troublé par vos commentaires. Je veux bien être votre singularité sur la condition du vivant, comme tu le nommes, sans prétention aucune.
      Comme tu l'as été y a quelques temps, je suis dans le creux de la vague et j'ai du mal à faire surface, à la fois physiquement et mentalement ; et du coup mes fantômes l'emportaient sur ma résilience. Vos commentaires m'ont donné un peu de baume au cœur, alors je encaisser et supporter encore un peu, pour ne pas donner raison à ces pensées mortifères.
      Merci à toi et tes semblables ; mais un jour faudra discuter de cette tristesse que toi et Dame Carla ressentez. C'est pour moi incompréhensible...

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  La vague l'immerge Le rocher reste immobile Puis vient l'émersion