Tiré du roman de Philip K.Dick : "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques", le film de Ridley Scott de 1982 m'a fait l'effet d'un coup de poing. Je ne me souviens pas très bien "quand" j'ai visionné ce film de science-fiction. Peut-être pendant mon service militaire...
Je ne me suis pas identifié au héros cinématographique, mais à un personnage secondaire qui apparait dans la séquence d'introduction qui est posté avec cette réflexion. Pourquoi me suis-je identifié à la trame de la narration cinématographique ?
La trame de cette fiction, au-travers une enquête policière, pose la question de ce qu'est un être humain, sur quoi repose une émotion ou des souvenirs. Cela ne pouvait que m'impacter alors que j'entrais dans le monde adulte.
C'est la scène d'introduction qui m'a fait comprendre mon errance. Le personnage de "Leon Kowalsky" semble perturbé durant le test de "Voight Kampff " ; on le voit répondre confusément, de façon disproportionnée. Je me suis reconnu immédiatement.
Vous n'imaginez pas à quel point tout est confus en moi, "à fleur de peau". Le mot "mère", ou "père", m'arrache une réaction de violence pure ; j'ai du juguler cette violence, la retourner contre moi.
J'écris ceci et je souris amèrement parce que des décennies plus tard, je me trouvais devant une psychologue qui a prononcé pratiquement la même phrase que le "blade runner" à "Leon" : "- Décrivez, avec des mots simples, seulement les bonnes choses dont vous vous souvenez..." Fort heureusement, cette dernière n'a pas rajouté "... au sujet de votre mère."
Je suis incapable de répondre à cela, encore aujourd’hui.
Je me suis senti proche de "Leon" parce que sa violence n'était pas mauvaise ; il était juste acculé, seul devant le gouffre ou le "Blade runner" le poussait. Tout comme je le suis encore aujourd'hui...
La science fiction ne faisant pas partie de mon univers, merci d'avoir précisé le contenu du film. La phrase de la psychologue peut effectivement laisser quelqu'un bloqué dans le terrier de sa mémoire. Et trouver la sortie d'une galerie, c'est presque un travail d'expert...
RépondreSupprimergballand. Mon seul échappatoire, enfant, était la lecture. La S.F. s'est présentée à moi dans mon adolescence comme une lumière resplendissante dans un caveau. Puis ce film a apporté le fil d''Ariane à suivre dans mon obscurité. Je comprends que la S.F. aie épargné certains univers.
SupprimerQuant aux psychologues, psychiatres et associés, je dirai que certains sont médiocres, se cantonnant à leurs formations et ne faisant preuve d'aucune empathie.
La science-fiction me glace le sang. Les robots plus vrais que nature sont terrifiants. Quant aux psychologues, psychanalystes et autres, ils restent dans leur monde, et comme vous le dites, manquent souvent d’empathie.
RépondreSupprimerBelle journée à vous.
Carla
Dame Carla. Les robots, même humanoïdes, ne sont que des outils. Pour moi, la science-fiction a été une issue de secours, une soupape de sécurité quand j'en avais besoin. Les psy and Co. j'ai laissé tomber. Après tout, on m'a toujours balancé : "La solution est en toi..."
SupprimerBelle journée à vous.